Crise du COVID 19 : Regardons la situation en face !

Nous avons des informations très contradictoires sur les développements de cette crise du COVID 19. Si nous écoutons le gouvernement et les médias français, la crise serait terminée, et l’INSEE nous annonce que l’économie est repartie à 95%. Si à l’inverse vous regardez les informations nous venant de l’étranger, le FMI tire la sonnette d’alarme en annonçant une reprise lente. L’OMS met en garde contre une épidémie en pleine explosion en Amérique du nord et latine, en Inde, avec les prémices d’une deuxième vague dans de nombreux pays tels que l’Allemagne, Israël, Chine, etc. La situation devient telle en Amérique du nord, que l’union européenne envisage de fermer ses frontières aux ressortissants américains. Alors qui croire ?

Il semble évident que de nombreux pays européens souhaitent relancer leur économie en sortie de confinement, et qu’il faut pour cela rassurer les populations, c’est-à-dire les consommateurs. Il semble aussi que les gouvernements envisagent maintenant très sérieusement l’arrivée d’une deuxième vague de contamination, non pas du fait de porteurs étrangers arrivant dans le pays, mais bien du fait d’une reprise interne de l’épidémie en sortie de confinement. Comme les impacts du confinement ont été dévastateurs sur l’économie, les mêmes gouvernements semblent exclure un retour au confinement général, et opteront plutôt pour des confinements locaux et régionaux en fonction de la saturation des hôpitaux.

Tout cela devrait donc amener les entreprises à envisager plusieurs scénarios économiques. Il est assez probable que la reprise en V, sur laquelle se basent encore les gouvernements et nombre d’analyses, sera plutôt du type racine carrée, c’est-à-dire une reprise avec un rebond et ensuite un plateau à -10% ou -20% sous le niveau avant crise. Certains secteurs tels que la restauration, l’aéronautique, l’automobile sont quant à eux sinistrés avec -50% à -80% d’activité. Les biens d’équipement vont suivre avec le report des investissements dans presque toutes les entreprises. Prudence donc, nous ne sommes qu’au début de la crise économique !

Les entreprises doivent regarder la situation en face. Avoir regonflé la trésorerie avec un PGE ne suffit pas. Il faut maintenant adapter rapidement les frais fixes, c’est-à-dire les réduire drastiquement pour pouvoir tenir plusieurs années avec une activité réduite, et cela sans handicaper la capacité à répondre à la demande restante. Une fois le seuil de rentabilité et le seuil cash neutral abaissés, il faudra ensuite attaquer le cœur du problème, c’est-à-dire mettre en place un véritable plan de redressement et de renforcement de l’entreprise, en prévision de la sortie de crise dans quelques années.

Il y a sur le marché un petit nombre de managers intérimaires ou consultants experts en redressement d’entreprise. Ces derniers sont déjà très fortement sollicités par les grandes entreprises. Mais les besoins sont beaucoup plus élevés. En réalité, chaque entreprise, TPE, PME, ETI, et grande entreprise, doit mettre en place son propre plan de retournement face à la crise du COVID 19. En général, les compétences internes de ces entreprises ne permettent pas de couvrir tout le spectre d’un plan de retournement complet avec la maîtrise des outils spécifiques en temps de crise (finance, commercial, opérations, supply chain, RH, stratégie…).

Les entreprises vont donc avoir besoin, soit de former leurs équipes de direction, soit de se faire accompagner par un expert chevronné, voire les deux. C’est dans ce but que l’Académie Consultant Expert a développé une formation expert en retournement d’entreprise, avec 26 modules en ligne, qui couvrent tous les aspects d’un plan de retournement, et avec l’ensemble des outils nécessaires, directement applicables. Cette formation s’adresse aux consultants comme aux managers de transition qui veulent se former ou se perfectionner, mais elle s’adresse aussi aux cadres des entreprises qui devront participer au plan de retournement de leur entreprise.

En conclusion, les entreprises doivent regarder la situation en face, et se préparer à surmonter un long hiver économique, sans perdre de temps. Elles doivent mettre en place une feuille de route pour leur pérennité et le retournement de leur activité. Pour ce faire, elles doivent aussi renforcer les compétences internes, ou faire appel à des compétences externes, pour mener à bien ce projet de retournement. La crise du COVID est aussi une opportunité pour se renforcer : « Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » a écrit Friedrich Nietzsche en 1888. Faisons en sorte que la crise actuelle ne tue pas nos entreprises, mais les renforcent…

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